Dans une publication d’OCHA en date du 2 mars 2026, la malnutrition aiguë au Mali devrait diminuer de 29 % par rapport à l’année dernière, mais son niveau reste élevé. Les mêmes estimations indiquent qu’entre novembre 2025 et octobre 2026, quelque 1,12 million d’enfants âgés de 6 à 59 mois et 91 000 femmes enceintes ou allaitantes souffriront de malnutrition aiguë.
Parmi ces cas, on note 227 000 cas de malnutrition aiguë sévère, soit une réduction de 46 % par rapport à l’année dernière. Cette réduction est rendue possible grâce aux interventions ciblées menées dans les zones ou la situation d’urgence nutritionnelle grave, nécessite des actions immédiates pour sauver des vies.
Pour la période de novembre 2025 à mai 2026, 18 zones dans les régions de Kayes, Tombouctou, Taoudenit, Mopti, Gao, et de Ménaka sont classées en phase grave de malnutrition. Ces zones subissent une insécurité alimentaire chronique exacerbée par des conflits et un accès limité aux services de base. Un soutien humanitaire continu et renforcé est donc essentiel pour prévenir toute nouvelle détérioration et sauver des vies. L’insuffisance d’apports alimentaires chez les enfants demeure un facteur déterminant et se caractérise par une faible diversité alimentaire et une fréquence de repas insuffisante, a-t-on indiqué.
Une forte prévalence de maladies infantiles, notamment le paludisme et la diarrhée, ainsi que par de mauvaises pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, aggraverait cette situation.
De plus, l’insécurité persistante et les déplacements de population continuent de limiter l’accès aux services de nutrition, en particulier dans les régions de Kayes, Sikasso et Koulikoro.
Durant la période de projection de juin à octobre 2026, la situation devrait se détériorer considérablement. On prévoit une dégradation dans 32 zones d’analyse, dont les cas de malnutrition passeront de phase de crise à la phase d’urgence. Cette dernière sera caractérisée par une malnutrition aiguë généralisée et une mortalité infantile élevée due à des maladies évitables, notamment dans les régions de Ménaka, Kayes, Koulikoro, Mopti, Tombouctou et Gao.
Blogmalinexus/ Source OCHA
