DÉGRADATION DES RESSOURCES PASTORALES AU MALI : ACTION CONTRE LA FAIM TIRE SUR LA SONNETTE D’ALARME.

Face à la dégradation de la situation sécuritaire observée dans les régions de Gao, Koulikoro, Mopti et de Tombouctou, ainsi que la recrudescence des cas de vol de bétail, Action contre la Faim tire sur la sonnette d’alarme.

Dans une récente publication sur la surveillance pastorale, l’organisation humanitaire relève que la dégradation de la situation sécuritaire au Mali pourrait entraver la libre circulation des éleveurs, particulièrement en cette période critique marquée par la nécessité de mobilité pastorale, la hausse du prix de l’aliment bétail et l’appauvrissement de ressources pastorales.

Par ailleurs, Action contre la faim estime que le démarrage de la campagne d’hivernage favorisera la reconstitution des pâturages et des points d’eau. Elle note, cependant que la situation sécuritaire sera toujours précaire et pourrait ne pas favoriser la mobilité pastorale surtout dans les zones de conflits.

Nonobstant les difficultés observées, Action contre la faim adresse des recommandations à l’endroit des éleveurs, des organisations pastorales, des services vétérinaires, des services étatiques, des acteurs de la société civile et des organisations humanitaires.

Pour améliorer la situation, Action contre la faim propose que organisations pastorales doivent renforcer le plaidoyer pour un financement du secteur pastoral. Les ONG humanitaires doivent renforcer leur intervention dans les régions nord et centre du pays où des déficits fourragés ont été observés. Les services techniques et les ONG Internationales, doivent former et accompagner dans la production fourragère, alors que les ONG internationales, en collaboration avec les services techniques et les organisations de la société civile doivent poursuivre les efforts en matière de surveillance pastorale.

Blogmalinexus