Le Mali a célébré le 22 mars 2026, la Journée mondiale de l’eau sous le thème « L’eau, source d’égalité ». Cela pour dire que « la crise de l’eau est donc une crise des femmes. L’absence de systèmes d’eau potable et d’assainissement creuse les inégalités, au détriment des femmes et des jeunes filles », indique le Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau des Nations Unies 2026.
Selon les données du Programme commun de surveillance de l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (EAH) au niveau des ménages, ainsi que dans les écoles et les établissements de santé, les taux d’accès nationaux niveau élémentaire sont de 83% pour l’eau, 45% pour l’assainissement et 17% pour l’hygiène. Concernant les centres de santé, ces taux d’accès sont de 26% pour l’eau et 5% pour l’assainissement.
Le manque d’accès est plus accentué en zones rurales qu’urbaines avec un impact plus poussé sur les femmes et les jeunes filles. En ce qui concerne le financement du secteur, l’Etat du Mali a consacré 3,6% du budget national à l’EHA en 2021 pendant que le financement extérieur représentait plus de 80% de la totalité. Il ressort, par ailleurs, que ces fonds extérieurs sont seulement décaissés à hauteur de 38%, indique WaterAid Mali.
Compte tenu de la nécessité d’une gestion durable et intégrée des ressources en eau, conformément aux Objectifs de Développement Durable (ODD), le Premier ministre malien a rappelé que l’accès à l’eau potable pour toutes les Maliennes et tous les Maliens constitue un droit reconnu tel qu’énoncé par l’article 10 de la Constitution du 22 juillet 2023.
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