EDUCATION ET ORPAILLAGE AU MALI : TROIS CHERCHEURS MALIENS PUBLIENT UN OUVRAGE COLLECTIF SUR LES ENJEUX ET PERSPECTIVES DE LA FRÉQUENTATION SCOLAIRE DANS LES SITES D’ORPAILLAGE.

L’orpaillage est une activité qui a pris beaucoup d’ampleur au cours des dix dernières années au Mali. Sur la question, trois chercheurs maliens, Seydou LOUA, Idrissa Soiba TRAORE et Kawelé TOGOLA, tous Maitres de conférences du CAMES et professeurs émérites des universités du Mali, ont écrit un ouvrage collectif sur Décentralisation de l’éducation et orpaillage au Mali. Ils ont identifié « les maux et les contraintes liés au travail des élèves scolarisés et déscolarisés sur les sites d’orpaillage des cercles de Kangaba à Koulikoro, Kénièba à Kayes et de Nièna à Sikasso.

Dans leur analyse, les résultats montrent que les écoles cibles de Nièna enregistrent le plus grand nombre d’élèves fréquentant les sites d’orpaillage avec 1 069 dont 569 filles. Celles de Kangaba occupent la deuxième place avec 645 élèves dont 304 filles et enfin celles de Kénièba occupent la dernière place avec 570 élèves dont 199 filles.

Le plus grand nombre d’abandons a été enregistré dans les écoles de Kangaba avec 340 élèves soit 36%, suivi de celles de Kénièba avec 303 élèves soit 32%. Les écoles de Nièna ont enregistré le plus faible nombre d’abandons avec 292 soit 32%. Aussi, cette tendance est la même en ce qui concerne les filles.

Pour de nombreuses familles dans les milieux d’enquête, l’orpaillage constitue une source de revenu, en dépit du fait qu’il expose les écoliers à des vulnérabilités significatives en perturbant l’accès et leur maintien à l’école.

Selon les chercheurs, l’une des difficultés qui se pose avec la décentralisation de l’éducation demeure la fréquentation des sites d’orpaillage par les élèves malgré les efforts consentis par l’état et ses partenaires dans la construction des infrastructures et le recrutement des enseignants.

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