A Penè est une petite localité située au nord est dans la commune de Bandiagara. Là, les femmes pratiquaient, avec beaucoup de peine, le maraichage sur des surfaces étroites et rocailleuses. Très peu de femmes avaient accès aux légumes frais pour altérer la qualité de leurs repas. Plusieurs femmes enceintes, allaitantes et les enfants étaient surtout exposés à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.
Tout a changé à la suite des activités de sensibilisation du groupe « mère à mère » du projet Albarka initié par Save the Children International. Pour améliorer l’alimentation des femmes enceintes, allaitantes et des petits enfants, le projet Albarka a ainsi introduit l’approche du jardin de case. Cette approche vise le coaching des femmes du groupe « mère à mère » dans la préparation et l’entretien des planches de légumes dans les concessions ou à côté des concessions. A la fin de la formation, toutes dix neuf femmes du groupe « mère à mère » ont bénéficié des semences certifiées de tomate, d’échalote, de laitue, de betterave et de haricots verts.
Hawa, une femme du groupe s’est distinguée par son audace à se lancer dans le jardin de case. Elle a cultivé des planches de tomate, de laitue et de betterave dans l’arrière-cour de sa maison. « Les récentes récoltes m’ont non seulement permis d’agrémenter la qualité de notre nourriture, mais d’être aussi plus résiliente face à l’insécurité alimentaire qui sévit actuellement dans notre village » soutient – elle.
Le succès de Hawa retentit dans tout le village. Son jardin de case a inspiré plusieurs autres femmes du village qui ont finalement décidé de créer leurs propres jardins. Actuellement, presque tous les ménages du village de Penè possèdent leurs jardins de case.
Depuis une année, la pratique du jardin de case a considérablement amélioré la sécurité alimentaire et nutritionnelle et a permis aux femmes de prendre le contrôle de leur alimentation et de leur santé dans le village. Au sein du groupe « mère à mère » et pendant les jours de foire, Hawa continue de partager ses connaissances et son expertise avec les techniques de cultures du jardin de case.
Le projet Albarka a touché 500 000 bénéficiaires directs issus des ménages vulnérables dans 19 communes et 6 cercles des régions de Bandiagara, Douentza, Gao et de Tombouctou.
Source : Rapport des réalisations des ONGI membres du FONGIM 2024
Réécrit par Blogmalinexus
