Cette année, à l’occasion du lancement de la campagne des 16 jours d’activiste, qui se déroule du 25 novembre au 10 décembre, le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et ses partenaires ont réitéré leur engament en faveur de la lutte contre les violences basées sur le genre sous le thème « L’utilisation responsable des réseaux sociaux, gage de protection, de promotion et de préservation des valeurs culturelles des femmes et des filles au Mali ».
Le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) a rappelé que la lutte contre les violences basées sur le genre, y compris la violence sur les réseaux sociaux, constitue une responsabilité collective et a engagé les institutions, la société civile, les communautés et les utilisateurs des plateformes sociales à protéger les droits, la dignité et l’avenir des femmes et des filles. « Les violences en ligne réduisent au silence et fragilisent les femmes, limitant leur participation à la vie publique » a souligné Pierre NGOM, coordonnateur résident par intérim du Système des Nations Unies au Mali.
Selon les données statistiques du Programme national pour l’Abandon des Violences Basées sur le Genre (PNVBG) en 2024, le Mali a enregistré 22777 cas de violences basées sur le genre. Entre 16 % et 58 % des femmes et des filles ont été affectées par la violence numérique, selon la même source.
Pour Diarra Djénéba SANOGO, Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, il faut protéger les droits et la dignité des femmes et des filles sur les médias sociaux. « L’ensemble des acteurs doivent intensifier la sensibilisation et l’éducation afin de mettre un terme à ces pratiques invisibles mais dévastatrices » a-t-elle lancé.
Djigui Keita, Blogmalinexus
