FACE A LA CRISE ALIMENTAIRE AU SAHEL : PARTIR DE L’ASSIETTE POUR DETERMINER LES BESOINS DE CULTURES AGRICOLES

En Afrique de l’Ouest et au Sahel, plus de 41 millions de personnes sont déjà en situation d’insécurité alimentaire aiguë, et ce chiffre pourrait atteindre 53 millions de personnes supplémentaires pourraient être touchées pendant la période de soudure entre en juin et aout 2026, si rien n’est fait.

C’est du moins ce qui ressort d’une interview que Koffi Dominique Kouakou, le Chef de l’équipe sous régional pour la résilience au bureau régional de FAO en Afrique de l’ouest, a accordé au media international BBC, le mercredi 28 janvier 2026.

Comment est-on arrivé là ? Selon le Chef de l’équipe sous régional, les causes de cette crise sont, entre autres, l’insécurité persistante dans les zones du bassin du lac Tchad et du Liptako Gourma, le choc climatique incluant une irrégularité des pluies.

La perturbation du calendrier agricole engendre une pression économique forte, avec comme corollaires l’inflation et son impact sur le prix des denrées alimentaires.

Selon l’expert, il faut la transformation du système agroalimentaire, c’est à dire partir de l’assiette au champ pour déterminer les besoins des populations en termes de productions agricoles, la distribution de semences de qualité, la récupération des terres, le développement de systèmes d’irrigation et des investissements dans la résilience des communautés exposées à la crise alimentaire, particulièrement, les populations déplacées, les agriculteurs, les populations rurales.

« Il faut agir maintenant et ensemble pour renforcer les capacités pour la réponse d’urgence et la résilience et investir dans la production agricole, la transformation et la commercialisation » a indiqué Koffi Dominique Kouakou.

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