EXCISION AU MALI : 48% DE FEMMES ET D’HOMMES DÉCLARENT QUE LA PRATIQUE DOIT ÊTRE MAINTENUE.

Au Mali, malgré les efforts déployés, la pratique des mutilations génitales féminines demeure répandue dans plusieurs régions du pays et est perpétuée par certaines normes sociales et croyances ancrées dans les communautés.

Les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé 2023–2024 montrent que des progrès significatifs ont été réalisés dans la prévention et réponse aux mutilations génitales féminines. Le taux de mutilations génitales féminines chez les filles de 0 à 14 ans a baissé de 74 % en 2018 à 70 % en 2023. Ces résultats témoignent d’une dynamique positive, mais, nous rappellent aussi que le chemin à parcourir reste long pour éradiquer cette pratique au Mali. Selon un rapport du Fonds des nations unies pour la population,

Selon les registres officiels sur l’excision, 89 % des filles et femmes de 15 à 49 ans ont subi une forme de mutilations génitales et 48% de femmes et d’hommes déclarent que la pratique de l’excision doit être maintenue.

Devant l’ampleur et les conséquences néfastes de la pratique de l’excision dans le pays, il s’avère nécessaire de poursuivre les efforts au niveau communautaire avec une forte implication, notamment, des autorités et légitimités traditionnels, des groupes de défense des droits de la femme, des instituteurs et des jeunes garçons.

Mohamed Lemine Mohamed Beiba, le Représentant UNFPA au Mali salut l’action du mouvement national d’abandon de l’excision à travers la signature de conventions d’abandon des mutilations génitales féminines et la mise en place des comités d’éveils pour le suivi de la nouvelle convention sociale visant à instaurer une norme communautaire où les filles et les femmes ne sont plus soumises à ces violences.

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