Augmenter l’utilisation des méthodes contraceptives modernes à 30%, tel est l’objectif du Plan national budgétisé de la planification familiale pour la période 2025-2029.
Selon l’Enquête Démographique et de Santé du Mali (EDSM-VII), les besoins non satisfaits en planification familiale des femmes âgées de 15–49 ans actuellement en union varient selon le milieu de résidence. En effet, la proportion des femmes actuellement en union qui ont des besoins non satisfaits en PF est plus élevée en milieu rural (26 %) qu’en milieu urbain (21 %). Globalement, on constate que même si la prévalence contraceptive moderne parmi les femmes en union reste relativement faible, elle tend à augmenter au fil des années. En effet, elle passe de 1 % en 1987 à 6 % en 2001 à 16 % en 2018 pour atteindre 21 % en 2023–2024.
Lors de la 21ᵉ édition de la campagne nationale de planification familiale, tenue entre juin et août 2025, dans l’ensemble des régions du Mali, les professionnels du secteur ont recommandé le renforcement de l’accès gratuit aux services de planification familiale et le recrutement de nouvelles utilisatrices afin de contribuer la réduction significative de la mortalité maternelle et infantile.
Pour porter le taux de prévalence contraceptive moderne de 21 % à 30 % à l’horizon 2029, l’UNFPA a apporté au gouvernement du Mali son soutien financier à hauteur de 81 376 655 492 FCFA, dont 33 717 634 116 FCFA, soit 42 %, sont consacrés à l’achat des produits contraceptifs, soulignant l’importance accordée à la disponibilité et à la sécurisation des intrants.
Ce Plan intègre également des initiatives majeures accompagnées par l’UNFPA, notamment l’Initiative Sage-femme et l’Initiative des Assistants logistiques, avec des perspectives claires de pérennisation, contribuant ainsi au renforcement durable du système de santé au Mali.
Blogmalinexus
