A la faveur de l’atelier de programmation humanitaire 2026, tenu à Bamako au début de novembre 2025, Yvon Edoumou, le Chef de l’unité de coordination du bureau OCHA‑Mali, a accordé une interview à la radio locale Humanité et Développement. Dans ses propos, il présenté les défis les plus pressants qui entravent actuellement l’action humanitaire au Mali. Au nombre des défis, il a évoqué l’insécurité persistante, les déplacements massifs de populations, le déficit de financement et les difficultés d’accès, entre autres.
Il a, par ailleurs, souligné que la crise de protection touche des milliers de personnes, tandis que le manque de ressources financières limite la capacité des ONG et des agences à agir. S’agissant des priorités au titre de l’année 2026, il a mentionné la nécessité de faire face aux problèmes de nourriture, de l’eau, de la santé, ainsi que la protection et l’éducation des enfants.
Les participants, venus de toutes les régions du pays, ont mis en avant la nécessité d’un plaidoyer renforcé pour lever des fonds nécessaires. Ils ont également recommandé une bonne analyse des besoins fondées sur des données solides avant de finaliser le document de réponse humanitaire 2026.
Faut-il espérer que cette présente rencontre marque le début d’une phase cruciale de mobilisation et de planification du nouveau plan humanitaire 2026, avec l’espoir d’une réponse plus efficace et mieux financée pour les populations vulnérables du Mali.
Le Gouvernement malien, dans sa vision humanitaire, reste déterminé à protéger 402 000 déplacés internes, 166 000 réfugiés accueillis sur le territoire et les personnes sinistrés des dernières inondations.
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